Commentaires après Home d’Arthus Bertrand

juin 6th, 2009

Ouuiiii je suis écolo… Mais nooonnn je n’ai pas vu Home vendredi soir. En revanche j’ai trouvé de bons commentaires sur Rue89.
A LiiiiiiiRE

Citation de Voltaire

mai 3rd, 2009

« Il faut savoir s’instruire dans la gaieté.
Le savoir triste est un savoir mort.
L’intelligence est joie. »
Voltaire

Twitter ou l’hyperconnexion attitude

avril 28th, 2009

Avec l’arrivée du téléphone portable nous avons connu le « t’es où ?». Avec Facebook le « Qu’est-ce que tu fais en ce moment ? » Ben… je surfe sur internet puisque je suis sur Facebook… Mais bon c’était pas vraiment du direct !
Aujourd’hui avec Twitter, outil high-tech permettant d’envoyer des messages sur le net via un téléphone portable, tout un chacun a la possibilité de répondre en live à la question « What are you doing ? »
Oui, sur le site officiel de Twitter le petit oiseau gazouilleur (tweets signifie gazouiller) explique que ce service est destiné aux amis à la famille et aux collègues, de façon à rester connecter grâce à des échanges très rapides – pas plus de 140 caractères – et fréquents, en répondant à une simple question : « Qu’est-ce que je fais en ce moment ? ». Et d’ajouter : « Suivez-moi ! » Car l’objectif est bien là, que votre cour vous suive, où que vous soyez quoique vous fassiez…
Quelques hommes politiques se sont déjà révélé être de grands « twitter », à commencer par Barack Obama lors de sa campagne qui a totalisé plus de 900 000 « suiveurs ». Lire à ce sujet l’article « ce que twitter veut dire en politique » sur Rue89. Vous y apprendrez également que Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi est l’homme politique français le plus actif sur Twitter.
Il n’est pas nécessaire néanmoins d’être un homme politique pour avoir ses suiveurs, preuve en est le succès grandissant du gazouilleur, nouveau joujou managérial, bel instrument pour le lobbying, tantôt arme efficace contre la censure, tantôt excellent outil de contrôle. Tout le monde peut devenir Twitter à coup de « follow me ! » et « what am i doing ? »
Toute le monde excepté ceux dont les activités et les pensées sont rarement publiables…
Combien sont-ils ? Qui sont-ils ? Que font-ils ? Echapperont-ils au Twitter ?

Le simple fait de penser serait-il devenu suspect ?

avril 19th, 2009

Voilà quelques jours, un matin, à peine réveillée par le tam tam médiatique de ma radio préférée, j’entends la conclusion pour le moins surprenante d’un chercheur sur le travail de sape de notre cerveau reptilien sur le cerveau cognitif. Cet horrriiiiiiiiible partie archaïque de l’être nous empêcherai d’élaborer des pensées. Ha voilà une explication à tous les malheurs du monde !
Sur ce, je pense à prendre ma douche, un petit-déjeuner et à me mettre en route pour aller travailler… C’est beaucoup pour un matin !
Quelques minutes après, le journal du matin en main, je tombe sur un article sur les universités désertées par les étudiants. « A cause des grèves on ne peut plus aller en cours » se désespèrent les étudiants. Les parents aussi s’en mêlent. Ils veulent des études rentables pour leurs bambins. Les bras m’en tombent. Le Mirail, mon ancienne fac, perdrait chaque année un peu plus d’étudiants. Pourtant, s’il y a bien un endroit où j’ai pensé dans ma vie c’est bien là, y compris les jours de grève, qui ont valu bien des cours d’éducation civique !
Le soir en rentrant du travail, j’ai fait un petit tour place de  Grève à l’Hôtel de Ville à Paris, pour voir si les jeunes étudiants tournaient toujours. Ouf, ils tournent toujours ! La ronde des obstinés est toujours aussi obstinée. Me voilà rassurée, la pensée à de beaux devant elle !

La Ronde des Obstinés

La ronde infinie des obstinés consiste à tourner en rond sans discontinuer, pour exprimer la détermination sans fin des universitaires à s’opposer aux réformes gouvernementales. Ce mouvement s’est développé dans plusieurs villes de France où des rondes tournent désormais… jusqu’à l’infini.
Le 21 avril, le décret statutaire des enseignants-chercheurs sera examiné par le Conseil d’État. « Au beau milieu des vacances, dans la précipitation et le secret qui entoure traditionnellement les consultations du Conseil d’État, Valérie Pécresse tente de passer en force sur l’un des points majeurs de la mobilisation universitaire. » lit-on sur le blog de la ronde, mise à jour quotidiennement

« Pour manifester notre opposition à cette nouvelle manœuvre, la Ronde des Obstinés se dédoublera pour tourner simultanément sur la place du Palais-Royal (Paris 1er), devant le Conseil d’État, et sur la place de Grève. »

Les trois jeunes filles et le mendiant

mars 4th, 2009

Trois jeunes filles s’installent dans la rame. Elles rient aux éclats. D’un rire étincelant à la sonorité pimpante, clair comme un torrent de montagne dévalant en cascade une vallée.  Avec fougue, l’eau cours sur des roches polies aux reflets roses, aussi lisses qu’une peau de jeune fille,  fraîches comme la jeunesse, insouciantes comme un jour sans fin.
Un homme entre juste avant la fermeture des portes. Il a faim. S’ensuit un long discours usé par la misère et la détresse. L’homme au visage marqué, à peine plus âgé que les jeunes filles, lâche un à un des mots dont le sens tombe inexorablement dans un vain silence. Les jeunes filles  vivent leur vie de jeunes filles. Le métro, imperturbable, avance. Elles sourient à la vie, papotent, badinent. Il garde le cap de ses paroles quitte à ce qu’elles se perdent sous tunnel dans un bruit de ferraille.
Elles rient de plus en plus fort, les mots de la misère sortent avec la même cadence. Elles exultent, il ne lâche pas. Leur frivolité devient indécente, sa pauvreté monstrueuse. Leur bavardage n’est plus que jacassement, ses mots alors émoussés par la fatalité et l’indifférence font sens. Plus le rire est joyeux, plus ils rebondissent. Les jeunes filles et l’homme au visage marqué se font écho, ils forment un tout. Un tout qui choque et interpelle. Ce jour-là, la quasi totalité des passagers a donné de l’argent au mendiant.

Fécondes collisions cosmiques

janvier 26th, 2009
Galaxie dAndromède (crédit photo Astrochoupe)

Galaxie d'Andromède (crédit photo Astrochoupe)

C’est toujours l’esprit un peu rêveur que nous nous installons dans un fauteuil de planétarium, prêts au voyage cosmique, le temps d’une petite parenthèse loin des contingences terrestres. Le dernier spectacle présenté par celui la Cité des Sciences, a cependant la particularité d’écraser le spectateur au plus bas point de sa condition humaine à la simple évocation de son titre : « Collision de cosmique ».
A peine avais-je pris place, que je m’attendais à un déploiement d’effets spéciaux mettant en scène des images apocalyptico-cosmiques sur fond d’explosions à en faire trembler les murs.
Il n’en fut rien. Au contraire, le spectateur est entraîné avec tendresse dans un étrange voyage aux confins de la création, où la puissance des carambolages n’a d’égal que le silence de l’univers. Sur une musique douce, nous apprenons que sans collision pas grand chose n’existerait, à commencer par les galaxies, la lune et l’Homme.

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Les chats dans le langage populaire

janvier 8th, 2009

Les chats auraient-ils quelque-chose de particulier à nous enseigner ? Celui ou celle qui sait observer ces félins domestiques aurait-il un petit supplément de sagesse et de bon sens ?

Toujours est-il que le chat, et ce, quelle qu’en soit les peuples, ne cesse de fleurir le langage avec des proverbes aux images bien choisies :

- Il est rare de trouver un chat fidèle devant le lait. Proverbe danois

- La nuit tous les chats sont gris. Proverbe français

- Chat timide fait souris effrontée. Proverbe irlandais

- Les rêves d’un chat sont peuplés de souris. Proverbe libanais.

Bonne et heureuse année 2009

janvier 6th, 2009

Paris au clair de lune

« C’est pas la démocratie ça, c’est la pagaille »

décembre 20th, 2008

«Empêcher des réformes pour le seul plaisir d’empêcher des réformes, inquiéter des jeunes pour le seul plaisir d’inquiéter des jeunes, c’est pas la démocratie ça, c’est la pagaille», affirmait le Président Nicolas Sarkozy.

En dehors de tout débat politique, ce qui m’inquiète, c’est l’emploie des deux mots, pagaille et démocratie, dans une même phrase et des associations, conscientes ou non, que pourrions tous faire.

Déclaration des droits de l’homme : mais enfin la dignité !

décembre 17th, 2008

Oups ! En relisant la déclaration des droits de l’homme, à l’occasion de son soixantième anniversaire, je me suis aperçue, à ma grande honte, que j’omettais régulièrement un mot dans la phrase du premier article : dignité.

La déclaration universelle est bien: « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits » et non :  »Tous les êtres humains naissent libres et égaux en droits ».

Par quelle opération ce mot est-il passé à la trappe ? Je ne sais pas. Ce « quelque chose (est) dû à l’être humain du fait qu’il est humain » sans vouloir à tout prix citer Paul Ricœur, s’est-il effacé des consciences ? Effrayant comme hypothèse, pourvu quelle soit fausse !

La dignité est le respect inconditionnel de l’individu, quel que soit l’âge, le sexe, la santé physique ou mentale, la religion, la condition sociale ou l’origine ethnique.

Alors on répète tous en cœur car on ne le dira jamais assez : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ! » Ceux qui ont de la mémoire peuvent continuer : « Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. » Les plus motivés sont invités à cliquer  sur le site des Nations Unies

la déclaration universelle y est traduite en plusieurs langues, y compris en Chinois . Alors plus d’excuse maintenant !