Archive for the ‘Non classé’ Category

Les années passent, le Blount est toujours là

Samedi, novembre 15th, 2008

Le Blount sur les portes des vieux immeubles haussmaniens

« Ne fermez pas la porte, le Blount s’en chargera »
Matin, midi, soir, en partant au travail, à la boulangerie, en promenade, le Blount veille sur vous, et ce, depuis plus d’un siècle. Mais à qui (ou quoi) donc ce Blount, placardé sur la porte des vieux immeubles, fait-il allusion ? Charles Blount, dont les écrits firent scandale au XVIIe ? La maladie Blount ? Anomalie du cartilage de croissance entraînant un varus métaphysaire et une angulation abrupte de l’épiphyse tibiale ? Il n’en fallait pas tant pour que le Blount traverse les générations.
Le Blount serait le ressort qui actionnerait la porte des parties communes des vieux immeubles haussmanniens. Une petite invention qui a dû, en son temps, révolutionner les habitudes des citadins.
Si la petite pièce métallique jaune semble d’origine, l’histoire ne nous dit pas s’il en est de même pour le ressort.

Léger comme une bulle de champagne

Mercredi, novembre 5th, 2008

Le mieux c’est lorsque que l’on ne s’y attend pas. Quand par inadvertance, elle se loge délicatement entre vos doigts. Bien calée contre la paume de votre main, elle amorce son ascension, en douceur. Bientôt, les premières bulles éclatent à la surface, effleurent vos narines. Puis, le doux élixir doré se met à couler. Lèvres, langue, palais. Petite gorgée devient rivière de plaisir. A chaque bulle éclatée, un souci s’envole. Instant de frivolité volé. Insouciance retrouvée. Moralité de l’histoire, lorsque la coupe est pleine, il faut la vider.

L’amour chez les « métronautes »

Dimanche, octobre 26th, 2008

Sinistre le métro ? Pas pour tout le monde. Même dans les souterrains lugubres de la capitale, l’amour frappe.

Morceaux choisis dans le courrier du cœur du gratuit Métro :

« Où es-tu bel Apollon ? Que fais-tu ? Comment ? Pourquoi ? Je suis désemparé ! Si tu lis ce message retrouvons-nous dans la première voiture de la rame de la ligne 10 à 7h10 » SEB….

« Sur la ligne B en direction de Paris, un midi, j’ai aperçu ton visage (…) J’étais noyé dans tes yeux d’un bleu si intense.(…) Tu m’as vraiment hypnotisé (…) puis nous avons pris des sorties différentes j’espère que le destin m’amènera à te revoir » JP

« Tous les matins, elle illumine la ligne 2 (…) Saura-t-elle reconnaître ce mystérieux garçon qui lui avoue ainsi son amour ? » Tilliou

Combien de destins se croisent chaque matin, entre deux correspondances, au détour d’un couloir ? Le temps d’un regard furtif, d’une faible esquisse de sourire et voilà que le cours trépidant de la vie décide de séparer deux êtres avant même qu’ils ne se rencontrent. « Nous avons pris des sorties différentes » Eh oui ! Avec toutes ces sorties, c’est comme ça que se terminent les histoires d’amour dans le métro !

SEB retrouvera-t-il sont bel Apollon ? JP se noiera-t-il à nouveau dans les yeux bleus de sa belle ? Ou bien ces visages à peine aperçus resteront-ils, à jamais, de fugace rayons de lumière illuminant le temps d’une pensée des matins ô combien embrumés ?