Ouuiiii je suis écolo… Mais nooonnn je n’ai pas vu Home vendredi soir. En revanche j’ai trouvé de bons commentaires sur Rue89.
A LiiiiiiiRE
Archive for the ‘vie quotidienne’ Category
Commentaires après Home d’Arthus Bertrand
Samedi, juin 6th, 2009Twitter ou l’hyperconnexion attitude
Mardi, avril 28th, 2009Avec l’arrivée du téléphone portable nous avons connu le « t’es où ?». Avec Facebook le « Qu’est-ce que tu fais en ce moment ? » Ben… je surfe sur internet puisque je suis sur Facebook… Mais bon c’était pas vraiment du direct !
Aujourd’hui avec Twitter, outil high-tech permettant d’envoyer des messages sur le net via un téléphone portable, tout un chacun a la possibilité de répondre en live à la question « What are you doing ? »
Oui, sur le site officiel de Twitter le petit oiseau gazouilleur (tweets signifie gazouiller) explique que ce service est destiné aux amis à la famille et aux collègues, de façon à rester connecter grâce à des échanges très rapides – pas plus de 140 caractères – et fréquents, en répondant à une simple question : « Qu’est-ce que je fais en ce moment ? ». Et d’ajouter : « Suivez-moi ! » Car l’objectif est bien là, que votre cour vous suive, où que vous soyez quoique vous fassiez…
Quelques hommes politiques se sont déjà révélé être de grands « twitter », à commencer par Barack Obama lors de sa campagne qui a totalisé plus de 900 000 « suiveurs ». Lire à ce sujet l’article « ce que twitter veut dire en politique » sur Rue89. Vous y apprendrez également que Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi est l’homme politique français le plus actif sur Twitter.
Il n’est pas nécessaire néanmoins d’être un homme politique pour avoir ses suiveurs, preuve en est le succès grandissant du gazouilleur, nouveau joujou managérial, bel instrument pour le lobbying, tantôt arme efficace contre la censure, tantôt excellent outil de contrôle. Tout le monde peut devenir Twitter à coup de « follow me ! » et « what am i doing ? »
Toute le monde excepté ceux dont les activités et les pensées sont rarement publiables…
Combien sont-ils ? Qui sont-ils ? Que font-ils ? Echapperont-ils au Twitter ?
Le simple fait de penser serait-il devenu suspect ?
Dimanche, avril 19th, 2009Voilà quelques jours, un matin, à peine réveillée par le tam tam médiatique de ma radio préférée, j’entends la conclusion pour le moins surprenante d’un chercheur sur le travail de sape de notre cerveau reptilien sur le cerveau cognitif. Cet horrriiiiiiiiible partie archaïque de l’être nous empêcherai d’élaborer des pensées. Ha voilà une explication à tous les malheurs du monde !
Sur ce, je pense à prendre ma douche, un petit-déjeuner et à me mettre en route pour aller travailler… C’est beaucoup pour un matin !
Quelques minutes après, le journal du matin en main, je tombe sur un article sur les universités désertées par les étudiants. « A cause des grèves on ne peut plus aller en cours » se désespèrent les étudiants. Les parents aussi s’en mêlent. Ils veulent des études rentables pour leurs bambins. Les bras m’en tombent. Le Mirail, mon ancienne fac, perdrait chaque année un peu plus d’étudiants. Pourtant, s’il y a bien un endroit où j’ai pensé dans ma vie c’est bien là, y compris les jours de grève, qui ont valu bien des cours d’éducation civique !
Le soir en rentrant du travail, j’ai fait un petit tour place de Grève à l’Hôtel de Ville à Paris, pour voir si les jeunes étudiants tournaient toujours. Ouf, ils tournent toujours ! La ronde des obstinés est toujours aussi obstinée. Me voilà rassurée, la pensée à de beaux devant elle !
La Ronde des Obstinés
La ronde infinie des obstinés consiste à tourner en rond sans discontinuer, pour exprimer la détermination sans fin des universitaires à s’opposer aux réformes gouvernementales. Ce mouvement s’est développé dans plusieurs villes de France où des rondes tournent désormais… jusqu’à l’infini.
Le 21 avril, le décret statutaire des enseignants-chercheurs sera examiné par le Conseil d’État. « Au beau milieu des vacances, dans la précipitation et le secret qui entoure traditionnellement les consultations du Conseil d’État, Valérie Pécresse tente de passer en force sur l’un des points majeurs de la mobilisation universitaire. » lit-on sur le blog de la ronde, mise à jour quotidiennement
« Pour manifester notre opposition à cette nouvelle manœuvre, la Ronde des Obstinés se dédoublera pour tourner simultanément sur la place du Palais-Royal (Paris 1er), devant le Conseil d’État, et sur la place de Grève. »
Les trois jeunes filles et le mendiant
Mercredi, mars 4th, 2009Trois jeunes filles s’installent dans la rame. Elles rient aux éclats. D’un rire étincelant à la sonorité pimpante, clair comme un torrent de montagne dévalant en cascade une vallée. Avec fougue, l’eau cours sur des roches polies aux reflets roses, aussi lisses qu’une peau de jeune fille, fraîches comme la jeunesse, insouciantes comme un jour sans fin.
Un homme entre juste avant la fermeture des portes. Il a faim. S’ensuit un long discours usé par la misère et la détresse. L’homme au visage marqué, à peine plus âgé que les jeunes filles, lâche un à un des mots dont le sens tombe inexorablement dans un vain silence. Les jeunes filles vivent leur vie de jeunes filles. Le métro, imperturbable, avance. Elles sourient à la vie, papotent, badinent. Il garde le cap de ses paroles quitte à ce qu’elles se perdent sous tunnel dans un bruit de ferraille.
Elles rient de plus en plus fort, les mots de la misère sortent avec la même cadence. Elles exultent, il ne lâche pas. Leur frivolité devient indécente, sa pauvreté monstrueuse. Leur bavardage n’est plus que jacassement, ses mots alors émoussés par la fatalité et l’indifférence font sens. Plus le rire est joyeux, plus ils rebondissent. Les jeunes filles et l’homme au visage marqué se font écho, ils forment un tout. Un tout qui choque et interpelle. Ce jour-là, la quasi totalité des passagers a donné de l’argent au mendiant.
Le marché : saveur et simplicité d’un monde sans artifice
Mardi, décembre 2nd, 2008Du ciel, tombe un crachin si cher à la Bretagne. Au sol des flaques jonchent des allées patinées de boue. Un vent froid cingle les joues des passants emmitouflés sous de lourdes écharpes de laine. Et pourtant ils sont là, en nombre, fidèles au rendez-vous de leur quartier, village ou ville. Le marché. Non, pas le marché financier ou le marché de l’emploi. Le marché tout court. Là où vous achetez vos fruits et vos légumes. Là où les marchands ne vous matraquent pas à coup de pubs lénifiantes, mais vous interpellent avec des pointes d’accent très marqués issus de France, de Navarre et d’ailleurs. Pas de faux-semblants ni de masque du bonheur sous les tentes des étals des foires, mais des hommes et des femmes levés avant l’aube, haranguant la foule avec des voix tonitruantes.
Quel plaisir de renouer avec cette douce sensualité générée par le simple fait de choisir, au touché et à l’odeur, une pomme ou une tomate qui s’offre à vous avec toutes les saveurs du monde. Sur les marchés, les denrées ont du goût avant même de les cuisiner, l’échange marchand retrouve l’une de ses plus simples expressions, de la main à la main, accompagné du cliquetis de la monnaie et du froissement des billets.
Travailleurs, clochards, touristes : ces gens que l’on croise tous les matins
Mercredi, novembre 26th, 2008Je ferme la porte, vérifie que j’ai bien mon badge et mon téléphone portable et descends quatre à quatre les sept étages de l’immeuble. Ces rituels sont inlassablement répétés tous les matins, à la même heure. Ils rassurent, rythment un quotidien au tempo savamment réglé.
Tous les matins, nous sommes des milliers voire des millions à nous mettre en marche, à actionner un nombre incalculable d’automatismes. Chacun tient admirablement son rôle, dans les moindres gestes, regards, et ce jusqu’à la réplique.
« - Merci »
Là, je suis arrivée devant la bouche de métro. Je remercie un employé qui me tend un journal gratuit. Je suis maintenant dans le flux des passagers partant au travail. Mon rôle ne dépasse pas celui du figurant dont la silhouette sera tout juste aperçue dans le film.
D’autres, en revanche, ont des rôles plus importants. Au devant de la scène, ils sont visibles et font face au public.
Le premier de ces acteurs principaux que je croise dans ma longue course matinale, se situe dans un couloir. De son violon émane une mélodie aux accords imparfaits certes, mais il est là, chaque matin, laissant échapper ce souffle musical qui nous accompagne parfois tout au long du trajet.
Logement : y’a du monde au portillon
Lundi, septembre 29th, 2008« - Bonjour madame, j’ai une très bonne nouvelle à vous annoncer ! »
Première fraction de seconde : je prépare une phrase, polie mais sèche, pour congédier mon interlocuteur persuadée qu’il n’est autre qu’un des multiples soldats de la grande armée du marketing téléphonique.
Deuxième fraction de seconde : je retiens mon premier élan. Peut-être suis-je la future gagnante du Loto… Je me ravise aussitôt ! Je ne joue jamais à la loterie.
« - Votre dossier a été accepté… »
Un dossier ? De suite, ça à l’air plus sérieux… Ça impressionne un dossier. Il peut nous suivre tout une vie, ressortir de sous une pile à tout moment…
« - … il a plu au propriétaire ! »
Dit autrement, un certain Monsieur dont j’ai visité l’appartement voilà quelques jours accepte de me louer son bien. J’ai été choisie parmi une vingtaine, au moins, de… candidats. Oui de candidats, comme pour décrocher un emploi. J’accepte sur le champ étant donné la faible probabilité que le miracle ne se répète. L’appartement me plaît et le dossier a plu.
Quid pour louer un appartement à Paris :
- Un porte feuilles certes… mais cela ne suffit pas. Mieux vaut y ajouter une voire deux cautions solidaires. A vous donc de convaincre quelqu’un qui accepte de signer un engagement sur un bail de trois voire six ans avec une somme pouvant friser les 30 000 euros.
- Assurer une veille très assidue des annonces, matin, midi et soir.
- Téléphoner dans les minutes qui suivent la parution de l’annonce… les répondeurs sont très vite saturés
- Ne pas hésiter à se lever tôt le matin pour les visites
- Avoir un joli sourire, l’air honnête et sympathique si vous passez directement par un particulier. Les particuliers vous font remplir des dossiers parfois fantaisistes où il est demandé si vous êtes fumeur.
- Surtout ayez toujours votre dossier en main attestant de votre vie irréprochable… sézame pour rentrer chez soi.