
Galaxie d'Andromède (crédit photo Astrochoupe)
C’est toujours l’esprit un peu rêveur que nous nous installons dans un fauteuil de planétarium, prêts au voyage cosmique, le temps d’une petite parenthèse loin des contingences terrestres. Le dernier spectacle présenté par celui la Cité des Sciences, a cependant la particularité d’écraser le spectateur au plus bas point de sa condition humaine à la simple évocation de son titre : « Collision de cosmique ».
A peine avais-je pris place, que je m’attendais à un déploiement d’effets spéciaux mettant en scène des images apocalyptico-cosmiques sur fond d’explosions à en faire trembler les murs.
Il n’en fut rien. Au contraire, le spectateur est entraîné avec tendresse dans un étrange voyage aux confins de la création, où la puissance des carambolages n’a d’égal que le silence de l’univers. Sur une musique douce, nous apprenons que sans collision pas grand chose n’existerait, à commencer par les galaxies, la lune et l’Homme.
Sans la disparition des dinosaures causée par la chute d’un astéroïde, les mammifères auraient eu de grandes difficultés à peupler la planète Bleue. Néanmoins, telle une peur atavique issue, qui sait, des quelques bébêtes ayant survécu au grand cataclysme et à longue nuit noire il y a 65 millions d’années, la menace de l’astéroïde plane toujours sur l’humanité. La collision qui a donné la vie pourrait la reprendre. A ce stade du documentaire, nous apprenons que la technique pourrait un jour avoir les moyens de parer à la catastrophe. Non pas avec une tête nucléaire, cette idée est aujourd’hui considérée comme idiote car l’astéroïde exploserait en plusieurs morceaux en enflammerait la Terre. Mais plutôt avec un vaisseau spatial qui à force de naviguer à proximité du caillou dangereux finirait par dévier sa trajectoire. Youpi nous voilà rassurer !
Le spectacle n’est cependant pas terminé. Bien installé dans notre fauteuil incliné, nous voilà en partance pour les étoiles, toujours accompagnés d’une mélodie romantique.
Là, nous apprenons l’existence d’une irrémédiable attirance entre notre chère galaxie la Voie Lactée et Andromède dont la chaste danse devrait provoquer un premier rapprochement dans deux milliards d’années. Début de l’impact cosmique. L’irrésistible attraction d’Andromède fera chavirer quelques étoiles hors de leurs orbites stables. Pendant plusieurs millions d’années encore Andromède et la Voie Lactée se tourneront autour comme dans une valse à mille temps, s’effleureront, se repousseront, se rapprocheront jusqu’à totalement fusionner, dans cinq milliards d’années. De cette cour éternelle et union cosmique sortira probablement, des étoiles, des planètes et peut-être la vie.
Et nous qu’allons-nous devenir ?
Notre soleil sera suffisamment chaud pour faire bouillir les océans. Selon théoricien Cox, « Nous qui vivons actuellement dans la banlieue de la Voie Lactée, seront après l’impact cosmique envoyés dans une maison de retraite à la campagne ! »