Olivier de Kersauson sur la Polynésie, Tahiti et ses îles

décembre 10th, 2008

Ça se passe sur les Champs Elysées, c’est bientôt Noël, la plus belle avenue du monde brille de tous ses feux. Les yeux écarquillés, je m’enfonce dans ce bain de lumière cette « obscure clarté tombée des étoiles » selon le thème

A lire : Oceabs songs dOlivier de Kersauson

A lire : Ocean's songs d'Olivier de Kersauson

consacré aux illuminations de cette année. Grandeur luxe et richesse. Même les affiches publicitaires sentent bon le parfum de la prospérité.

Puis, mon regard s’arrête sur un panneau vantant les mérites de la Polynésie française avec Tahiti et ses îles sur fond de lagon bleu, des « vahine » à la pose étudiée et des hôtels de luxe sur pilotis. Décidément, rien ne manque au tableau de la magie de Noël. Rien, sauf que le reflet de ces eaux turquoises est aussi terne que de la pacotille. Non pas que les lagons polynésiens ne soient pas transparents, ils le sont encore plus dans la réalité que sur n’importe quelle photographie, mais qu’il est navrant d’en rester à ce cliché surfait.

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Jules Renard sur l’art de penser

décembre 8th, 2008

« Penser ne suffit pas il faut penser à quelque chose »   Jules renard

Le marché : saveur et simplicité d’un monde sans artifice

décembre 2nd, 2008

Du ciel, tombe un crachin si cher à la Bretagne. Au sol des flaques jonchent des allées patinées de boue. Un vent froid cingle les joues des passants emmitouflés sous de lourdes écharpes de laine. Et pourtant ils sont là, en nombre, fidèles au rendez-vous de leur quartier, village ou ville. Le marché. Non, pas le marché financier ou le marché de l’emploi. Le marché tout court. Là où vous achetez vos fruits et vos légumes. Là où les marchands ne vous matraquent pas à coup de pubs lénifiantes, mais vous interpellent avec des pointes d’accent très marqués issus de France, de Navarre et d’ailleurs. Pas de faux-semblants ni de masque du bonheur sous les tentes des étals des foires, mais des hommes et des femmes levés avant l’aube, haranguant la foule avec des voix tonitruantes.

Quel plaisir de renouer avec cette douce sensualité générée par le simple fait de choisir, au touché et à l’odeur, une pomme ou une tomate qui s’offre à vous avec toutes les saveurs du monde. Sur les marchés, les denrées ont du goût avant même de les cuisiner, l’échange marchand retrouve l’une de ses plus simples expressions, de la main à la main, accompagné du cliquetis de la monnaie et du froissement des billets.

Proverbe : Pythagore

novembre 30th, 2008

« Un homme n’est jamais si grand que lorsqu’il est à genoux pour aider un enfant » Pythagore

Travailleurs, clochards, touristes : ces gens que l’on croise tous les matins

novembre 26th, 2008

Je ferme la porte, vérifie que j’ai bien mon badge et mon téléphone portable et descends quatre à quatre les sept étages de l’immeuble. Ces rituels sont inlassablement répétés tous les matins, à la même heure. Ils rassurent, rythment un quotidien au tempo savamment réglé.

Tous les matins, nous sommes des milliers voire des millions à nous mettre en marche, à actionner un nombre incalculable d’automatismes. Chacun tient admirablement son rôle, dans les moindres gestes, regards, et ce jusqu’à la réplique.

« - Merci »

Là, je suis arrivée devant la bouche de métro. Je remercie un employé qui me tend un journal gratuit. Je suis maintenant dans le flux des passagers partant au travail. Mon rôle ne dépasse pas celui du figurant dont la silhouette sera tout juste aperçue dans le film.

D’autres, en revanche, ont des rôles plus importants. Au devant de la scène, ils sont visibles et font face au public.

Le premier de ces acteurs principaux que je croise dans ma longue course matinale, se situe dans un couloir. De son violon émane une mélodie aux accords imparfaits certes, mais il est là, chaque matin, laissant échapper ce souffle musical qui nous accompagne parfois tout au long du trajet.

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Proverbe sur la politique

novembre 23rd, 2008

« la politique a toujours été et sera toujours l’art d’agiter le peuple avant de s’en servir. » 

Talleyrand

L’Homo sapiens sapiens de demain : vers une féminisation

novembre 20th, 2008

A l’origine, il y avait des volcans. De ces volcans, est sortie l’eau. Puis, sont apparues les premières bactéries, les premiers poissons. Un jour, les poissons sont sortis de l’eau. Les nageoires sont devenues pattes. Vous connaissez la suite… De fil en aiguille, enfin, d’évolution en évolution, est apparu, entre 150 000 et 160 000 ans before present, un étrange bipède au cerveau particulièrement vif. L’homo sapiens sapiens.

Qui ne s’est jamais demandé ce que nous allons devenir dans des milliers voire des millions d’années ? Comment les hommes et les femmes vont-ils évoluer ? Déjà à l’échelle humaine, nous pouvons remarquer des changements comme la taille qui ne cesse d’augmenter, ou bien la dentition, qui est particulièrement instable depuis au moins deux générations ; les mâchoires deviennent trop petites pour accueillir toutes les dents. Mais à quoi ressemblera réellement l’homo sapiens de demain ? Comment s’adaptera-t-il aux modifications en cours et à venir de notre environnement ?

Notre crâne, sans cesse traversé par des ondes diverses et variées inventera-t-il des antennes humaines ?

Plus sérieusement, cette semaine, des scientifiques ont annoncé que l’espèce humaine pourrait être en voie de féminisation. Ils ont démontré qu’en raison de la présence d’une certaine substance chimique présente dans l’environnement, la production de spermatozoïdes a diminué de moitié en 50 ans dans les pays développés. Des études montrent un raccourcissement de la distance entre l’anus et le scrotum, ce qui serait « un indice de féminisation de l’espèce » affirme un scientifique. La femme pourrait être vraiment l’avenir de l’homme.

La sagesse des Shadoks

novembre 18th, 2008

« En essayant continuellement on finit par réussir. Donc, plus ça rate, plus on a de chance que ça marche. »

Proverbe Shadoks.

Les années passent, le Blount est toujours là

novembre 15th, 2008

Le Blount sur les portes des vieux immeubles haussmaniens

« Ne fermez pas la porte, le Blount s’en chargera »
Matin, midi, soir, en partant au travail, à la boulangerie, en promenade, le Blount veille sur vous, et ce, depuis plus d’un siècle. Mais à qui (ou quoi) donc ce Blount, placardé sur la porte des vieux immeubles, fait-il allusion ? Charles Blount, dont les écrits firent scandale au XVIIe ? La maladie Blount ? Anomalie du cartilage de croissance entraînant un varus métaphysaire et une angulation abrupte de l’épiphyse tibiale ? Il n’en fallait pas tant pour que le Blount traverse les générations.
Le Blount serait le ressort qui actionnerait la porte des parties communes des vieux immeubles haussmanniens. Une petite invention qui a dû, en son temps, révolutionner les habitudes des citadins.
Si la petite pièce métallique jaune semble d’origine, l’histoire ne nous dit pas s’il en est de même pour le ressort.

Léger comme une bulle de champagne

novembre 5th, 2008

Le mieux c’est lorsque que l’on ne s’y attend pas. Quand par inadvertance, elle se loge délicatement entre vos doigts. Bien calée contre la paume de votre main, elle amorce son ascension, en douceur. Bientôt, les premières bulles éclatent à la surface, effleurent vos narines. Puis, le doux élixir doré se met à couler. Lèvres, langue, palais. Petite gorgée devient rivière de plaisir. A chaque bulle éclatée, un souci s’envole. Instant de frivolité volé. Insouciance retrouvée. Moralité de l’histoire, lorsque la coupe est pleine, il faut la vider.