Ça se passe sur les Champs Elysées, c’est bientôt Noël, la plus belle avenue du monde brille de tous ses feux. Les yeux écarquillés, je m’enfonce dans ce bain de lumière cette « obscure clarté tombée des étoiles » selon le thème
consacré aux illuminations de cette année. Grandeur luxe et richesse. Même les affiches publicitaires sentent bon le parfum de la prospérité.
Puis, mon regard s’arrête sur un panneau vantant les mérites de la Polynésie française avec Tahiti et ses îles sur fond de lagon bleu, des « vahine » à la pose étudiée et des hôtels de luxe sur pilotis. Décidément, rien ne manque au tableau de la magie de Noël. Rien, sauf que le reflet de ces eaux turquoises est aussi terne que de la pacotille. Non pas que les lagons polynésiens ne soient pas transparents, ils le sont encore plus dans la réalité que sur n’importe quelle photographie, mais qu’il est navrant d’en rester à ce cliché surfait.
